Domaine Patrick Baudouin

(Val de Loire - Anjou)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Domaine

Le Domaine d'origine a été créé par mes arrière-grands-parents, Maria Juby et Louis Juby, tous deux angevins, qui après avoir hérité de vignes sur les coteaux des Bruandières à St Aubin de Luigné, ont fini par acheter La Cour d'Ardenay, à Chaudefonds sur Layon, et s'y sont installés vignerons en 1920.

Après un passage par Paris et d'autres activités professionnelles, je suis revenu en Anjou en 1990 pour refonder un domaine sur la base du petit et ancien chai familial, des quelques vignes louées encore en production, et de beaux coteaux en friche.

Aujourd'hui, le Domaine Patrick Baudouin compte 10 hectares de vignes en production. 7 Ha de chenin, 3 de cabernet franc et sauvignon, sur les communes de Chaudefonds sur Layon, Saint Aubin de Luigné, Rochefort sur Loire, et...Saint Germain des Prés.

Nous produisons des Coteaux du Layon -vins liquoreux-, des Anjou blancs, avec le cépage chenin uniquement. Des Anjou rouges et villages, de cabernet franc et sauvignon.

Le domaine en 2004 est dans sa deuxième année de certification "agriculture biologique". Depuis 1997 nous avions repris le travail du sol, puis abandonné les désherbants chimiques, et à partir de 2001 nous n'avons plus utilisé de produits de traitements de synthèse. A la cave, nous nous efforçons de mettre dans les bouteilles du vin "au naturel", sans aucune chaptalisation (sans "sucrer", comme disaient les anciens), en limitant à des doses minimum de soufre l'ajout d'éléments extérieurs au jus de raisin initial.

Les vins "au naturel"

 Faire du vin, c'est comme planter de la vigne : c'est bien une action volontaire de l'homme dans la nature. Sans la décision et l'action de l'homme, la vigne à 5 ou 8000 pieds/ha n'existe pas. Le vin non plus, on arrive vite au vinaigre, très naturellement. La remise en cause de la fabrication chimique ou artificielle (chaptalisation, ajout d'acide tartrique, levures sélectionnées, enzymes, etc...) et de sa standardisation ne me dégage pas de ma responsabilité dans la vinification : de toute façon, même en intervenant peu, nous faisons des choix.

J'aime bien l'expression "vins au naturel" car elle est moins ambiguë, de ce point de vue, que "vins naturels". Dans le sens courant de "vins naturels", il y a bien sûr le rejet de la chimie, mais on ne sait pas trop si l'œnologie existe encore, et aussi si le vigneron a quelque chose à faire à sa cave, s'il  peut encore y revendiquer un savoir faire, et si on peut estimer que la vinification appartient au domaine de la culture humaine. Je préfère donc "vins au naturel", le "au" revendiquant une responsabilité du vigneron dans cette transformation du jus de raisin en vin.

Alors, c'est quoi, au domaine, le vin "au naturel" ?

Cela n'a rien à voir avec une recette, qui serait toujours la même quels que soient les millésimes, c'est à dire justement les conditions climatiques "naturelles". C'est d'abord la poursuite à la cave de l'éthique dans les vignes. La base est d'avoir un jus de raisin équilibré, sain, peu fragile. Nous essayons d'obtenir des raisins à la fois sains pour l'homme et qui parlent de leur terre, des pierres, du vent et des parfums des coteaux, alors nous tentons de vous apporter cela, transformé par cette alchimie magique de la fermentation qui fait que le vin n'est plus seulement un jus de fruit. Il y a donc deux écueils à éviter : faire le vin à la cave, parce qu'il n'est pas bon à la vigne ; conduire les fermentations comme dans un process agroalimentaire industriel, avec les levures sélectionnées et la chimie ad hoc. Ou tout laisser faire sans surveiller ni intervenir si nécessaire, ce qui peut être aussi catastrophique, la nature n'ayant pas automatiquement pour vocation d'offrir à l'homme ce qu'il préfère...

Nous ne chaptalisons plus aucun vin depuis 1994. Rajouter du sucre de la Somme ou des Iles et continuer à parler expression du terroir, c'est quand même un peu bizarre. C'est d'autant plus bizarre que maturité du fruit et degré d'alcool ne se confondent pas exactement, que souvent la chaptalisation déséquilibre des raisins manquant de maturité, et que la course à l'alcool ne me semble pas la meilleure façon actuelle de défendre notre boisson favorite.

Sauf cas exceptionnel -je me réserve la possibilité d'intervenir en cas de gros problème- pas d'utilisation de levures sélectionnées. Pas d'enzymes etc...Pas de "régulation de température" ; les fermentations malolactiques se déroulent spontanément, sans chauffage. Les fermentations sont donc en général lentes, les vins ne se stabilisent souvent que vers le mois de juin suivant les vendanges.

Le soufre : la règle est d'en utiliser le moins possible. C'est plus facile sur les vins rouges, qui sont davantage protégés de l'oxydation par leurs tanins que les blancs. Si on se dirige vers des vendanges chaudes, ce qui a été le cas de 2003, il sera sans doute nécessaire d'utiliser davantage le soufre en début de vinification, pour éviter la prolifération de microorganismes trop concurrents aux levures, susceptibles d'amener des altérations des moûts...; paradoxalement, c'est aussi un moyen d'éviter de consommer beaucoup d'énergie dans les systèmes de froid...

Pour résumer : sur les quelques deux cents "produits oenologiques" que la loi permet d'incorporer au jus de raisin et au vin (sans parler de ce qui est rajouté frauduleusement), je n'en utilise qu'un, avec le plus de précautions possibles : le soufre.

Barriques, cuves..."cela dépend"....des vins. Des vins puissants vont bénéficier des échanges bois/air apportés par les barriques, des vins plus légers non. Jusqu'à présent, j'utilise peu de barriques neuves. Par contre, je ne considère pas les barriques comme un instrument d'aromatisation pour donner "le goût de bois"..! C'est pourquoi il n'y a pas au Domaine de "passage" en fûts, les vins qui vont en barrique y vivent leurs fermentations et leur élevage, en particulier les blancs.

Filtration :

Les rouges en général ne sont pas filtrés, car leur élevage long, sur lies, permet à la fois de les "nourrir" et de les clarifier. Mais cette clarification naturelle n'est habituellement pas suffisante pour empêcher toute formation de dépôt après un certain temps en bouteille.

Les blancs : -les secs, s'ils sont en dessous de 2g de sucres résiduels, ne sont pas filtrés. Au dessus de 2g, la filtration est préférée à des doses massives de soufre pour empêcher les reprises de fermentation.

-les liquoreux sont systématiquement filtrés, dans le même souci.

 

L'industrialisation de la production des aliments a clairement montré ses limites. On ne plie pas les lois du vivant aux logiques et aux process industriels comme une tôle dans une usine métallurgique. Si on y ajoute la perte de toute déontologie et du respect des consommateurs pour des objectifs de rentabilité financière pure, comme on l'a vu par les crises de différents secteurs de "l'agroalimentaire", on arrive à un paradoxe : la préoccupation de la sécurité alimentaire est devenue de plus en plus importante, à juste titre, dans les critères de choix des consommateurs. Elle amène ceux-ci à se méfier, jusqu'à les rejeter, les produits de l'industrie agroalimentaires qui justifiaient l'écrasement des artisans paysans et vignerons précisément par l'argument de "l'hygiène" et de la "traçabilité". L'autre argument a été la réduction dans le budget des familles de la part consacré à l'alimentation, par la course aux prix toujours plus bas, course qui a aussi écrasé la paysannerie. Il devient plus clair aujourd'hui que cet abaissement apparent du coût de production du produit final a plutôt correspondu à la logique de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits : le coût global, humain, social, environnemental, dont maintenant clairement au niveau de la santé, est énorme. Et dans les conditions concurrentielles générales actuelles, il n'est pas vrai qu'on peut produire des produits bons et sains à des prix écrasés.

 Au domaine, nous ne maîtrisons certes pas toutes les conditions de production de nos raisins : nous n'avons que peu de pouvoir sur la qualité de l'eau de pluie, sur les polluants portés par les vents, nous ne pouvons obliger nos voisins à abandonner les molécules chimiques "phytosanitaires". Mais nous mettons en œuvre tout ce que nous pouvons pour que nos vins soient à la fois une expression réelle de nos terroirs et une boisson saine : les deux sont indissociables.

Entre Loire et Layon

Pendant 70 kilomètres, la petite rivière du Layon, après avoir hésité -elle s'en allait vers le nord-est, s'est ravisée, a bifurqué- remonte en sinuant vers le nord-ouest ; et puis à Chalonnes, elle décide de se perdre dans la Loire...

Le Layon est une rivière qui a donc une vie indépendante, qui définit un  paysage très particulier en Anjou sur une courte distance. Elle s'est formée au pied d'une ligne de coteaux de schistes et de grès courant du sud-est au nord-ouest, dont les pentes sont exposées sud, sud-est, sud-ouest, au gré des caprices des bouleversements géologiques anciens. Au nord de la ligne de crête des coteaux, on redescend en pente plus ou moins douce vers la Loire. Plus on approche de Chalonnes, vers l'ouest, plus la crête de coteaux est étroite, offrant des vues magnifiques sur le fleuve et la rivière. Au sud du Layon, une autre pente de schistes très anciens, aux sols plus ou moins profonds selon les lieux, forme l'autre branche du V au fond duquel le Layon s'est installé. Et au nord de la Loire, une ligne est-ouest de coteaux schisteux exposés au sud était plantée de chenin, le grand cépage blanc de Loire, jusqu'au 19ème siècle, d'Angers à Ancenis. Le vignoble de Savennières en est un vestige.

En fait, il est impossible de séparer Loire et Layon. On pourrait dire que l'ensemble des deux vallées forme une sorte de W, très écarté au début, à l'est, qui se resserre de plus en plus en allant vers l'ouest, jusqu'à se fondre en un seul V majestueux, la Loire.

Parcourir les parcelles sur lesquelles nous travaillons au domaine, c'est une promenade sur le W, sans doute pas à la façon du dessinateur Fred, quoique, son Robinson apprécie le vin.

Partons de l'est :  à St Aubin de Luigné, au sud du Layon, plongeant vers lui, nous travaillons sur deux parcelles d'environ 1ha chacune, des chenins de 50 et 25 ans, sur des sols minces et bien drainés reposant sur les vieux schistes du précambrien ; ces parcelles sont exposées nord/nord-ouest, mais leur situation dans le V de la vallée du Layon, dans ce four pierreux, définit de très beaux terroirs propices à de belles maturités et à la concentration par la pourriture noble.

Un coup d'aile plein nord, et voici la parcelle de chenin de Rochefort sur Loire, d'un hectare. Elle aussi est exposée nord, du sommet d'une pente de plus de 10% surplombant la commune de Rochefort, et la Loire, en face de Savennières. Avec une ouverture de paysage magnifique, cette parcelle très bien ventilée offre aussi un beau potentiel de maturité et de surmaturité.

Cap à l'ouest : on arrive à l'ensemble des Bruandières, à St Aubin de Luigné.  Ce vaste coteaux était aussi réputé que Quarts de Chaume au début du siècle. Nous y travaillons sur 2,5 ha. Les pentes surplombant le Layon, supérieures à 10% sont exposées sud/sud-ouest. Les sols y sont peu profonds, schistes et grès, avec des passées charbonneuses, mais aussi galets roulés de quartzite siliceuse. C'est un très beau terroir à liquoreux, mais où nous consacrons aussi une parcelle au chenin sec.

"Encore un peu plus à l'ouest"...on arrive au hameau d'Ardenay, dépendant de la commune de Chaudefonds sur Layon. Mais alors que le bourg de Chaudefonds est lové au creux du V au sud du Layon, Ardenay, où nous travaillons 4ha50, est la continuation et la fin de ce que les anciens appelaient "la côte", ce relief atteignant environ 80m d'altitude et s'étirant en continu sur une trentaine de kilomètres, de Thouarcé à Chalonnes.

Sur les coteaux d'Ardenay, desquels on contemple les dernières boucles du Layon, nous cultivons 2ha de chenin, et 2.5 de Cabernet franc et sauvignon. Les sols sont minces, gréso-schisteux, carbonifères, et on y retrouve aussi des schistes du précambrien. Les pentes supérieures à 10% sont exposées sud, sud-est, sud-ouest.

J'ai acquis récemment un cirque de coteaux en friche exposé ainsi à Chaudefonds, surplombant le Layon. Il y a là un potentiel superbe de plus de 5Ha de plantation de chenin. Ce lieu-dit, Princé, était la propriété, à la veille de la Révolution française, de l'Abbaye du Ronceray, alors grand propriétaire de crus du Layon.

  Enfin, embarquons sur une plate de Loire à Chalonnes, laissons nous emporter vers l'ouest, et accostons rive nord à la hauteur de la commune de Saint Germain des Prés, Maine et Loire. Au lieu dit "les Buttes", une vieille parcelle de chenin exposée sud sur un sol très mince reposant directement sur les schistes (30ares plantés, bientôt un ha) témoigne de cet ancien vignoble du Nord de la Loire, dont Savennières est le témoin.

C'était une ballade sur le W, un peu plus à l'ouest...

Le Terroir

La définition d'un terroir ne peut se limiter, de toute façon, à l'analyse du sol et du sous-sol. Mais dans le cas des liquoreux botrytisés, à partir du moment où on les obtient par concentration naturelle, la compréhension du terroir, et de son expression dans le vin, ne peut se passer de la pleine intégration du botrytis et de son action sur les baies…Par rapport à l'approche courante du terroir pour les vins secs, ici on a un élément supplémentaire (et d'une puissance extraordinaire) qu'il est indispensable d'intégrer, sous peine de contresens.
C'est pour cette raison que les Coteaux du Layon sont un terroir exceptionnellement favorable aux liquoreux botrytisés de chenin. Une faille de 60km de long, orientée est ouest, s'est crée sur la fin du socle primaire armoricain, en limite nord de la vigne. Le sous-sol est schisteux, gréseux, avec des roches volcaniques, des roches issues du carbonifère ; le sol qui en est issu est peu profond dans les zones d'appellation. L'influence océanique est marquée : proximité de l'océan atlantique, ouverture du paysage à l'ouest, par la Loire ; hygrométrie favorable au botrytis à l'automne, au moment des marées d'équinoxe. Par contre, la pluviométrie moyenne est faible, car des reliefs au sud du Layon, et un système de vent particulier, créent un micro-climat avec même des zones de végétation quasi méditerranéenne. La vallée du Layon favorise l'accumulation de chaleur en été, les pentes Nord exposées au Sud étant particulièrement ensoleillées. Les coteaux sont entourés par la Loire et le Layon, ce qui favorise également les brumes automnales et donc le botrytis. Le vent constant venant de l'ouest et amplifié par cette topographie particulière (une ligne de coteaux entre deux fleuves) permet une concentration puissante des raisins botrytisés.
Situation des parcelles
Mes parcelles de chenin sont essentiellement sur 3 communes : Chaudefonds sur Layon, Saint Aubin de Luigné, Rochefort sur Loire. La plupart en coteaux sur la rive nord du Layon, exposées donc au sud, mais aussi deux belles parcelles rive sud à St Aubin. La parcelle de Rochefort est située à mi-pente (douce) sur le versant nord de la ligne de coteaux, face à Savennières. Elles sont donc la plupart sur des schistes gréseux, des sols peu profonds, bien drainés, et ont un fort potentiel de botrytisation.

Vendanges

Généralement de début octobre à fin novembre, par tries successives. Les vendangeurs cueillent grain par grain et passent de quatre à six fois dans chaque parcelle, au fur et à mesure de l'évolution de la botrytisation et de la concentration des raisins.

Vinifications
Pressurage lent. Débourbage assez léger, selon les années. Fermentations naturelles, longues, en barriques (neuves et de un ou plusieurs vins) ou partiellement en cuve, selon les moûts et les années. Pas de chaptalisation, évidemment. Je laisse les moûts aller au bout de leur potentiel fermentaire naturel. Soutirage et mutage au soufre. Elevage de 18 mois. Filtration tangentielle avant la mise.

Cuvées
Variables selon les années (lire "Dixièmes vendanges"). La prise en compte de la botrytisation dans la définition du terroir, et ses conséquences sur les vendanges, m'ont amené à raisonner mes assemblages très différemment que s'il s'agissait de vin blanc sec. En effet, le critère de cueillette du raisin étant un état de botrytisation aussi homogène que possible, il est très fréquent de parcourir plusieurs parcelles dans une même journée, pour faire un seul pressoir le soir. Si le millésime le permet, je peux faire différentes cuvées assemblées selon un niveau et une qualité (aromatique) de botrytisation particuliers à chaque trie (95, 96, 97). Si le millésime est plus difficile (98/99), arriver à un potentiel moyen de 21% demande déjà un très gros travail, et la gamme aromatique de botrytisation n'est pas forcément assez large pour valoriser spécifiquement telle ou telle trie, à mon avis. Par contre, la diversité relative des parcelles (une parcelle peut elle-même, sur 50mètres, passer des schistes au carbonifère, en passant par les quartzites siliceuses), complexifie la cuvée obtenue, sur la base d'une forte unité de terroir : le socle primaire armoricain, le chenin, le botrytis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANJOU BLANC CORNILLARD 2002

 PARCELLES : La parcelle du Cornillard est à Ardenay, rive nord de la commune de Chaudefonds sur Layon. Exposées plein sud, avec une forte pente, les vignes ont 50 et 30 ans. Sols : schistes gréseux finement micacés, schistes vertes, phtanite. Cette parcelle a la particularité, comme quelques rares autres à Ardenay, à Saint Aubin de Luigné, à Rochefort sur Loire (Suronde à Quarts de Chaume), d'être sur les schistes très anciens du précambrien qui sont le socle de la rive sud.

CEPAGE : chenin 100%

CULTURE :  travail du sol. Conversion bio première  année,   travail du sol depuis 1997, avec abandon progressif, puis total dès 2001, des produits phytos de synthèse.

VENDANGE : manuelle en octobre.

VINIFICATION : levures indigènes. Non chaptalisé, en barriques de 2 et 3 vins. Fermentations lentes, avec malolactique totale, se terminant en juin 2003. Mise en février 2004.

DONNEES : alcool acquis 14.1%, sucres résiduels 3.7g/l

ANJOU BLANC EFFUSION 2002

PARCELLES : Effusion est un vin d'assemblage de parcelles, cépage : 100% chenin. Sur les coteaux  d'Ardenay de Chaudefonds sur Layon : limons argilo sableux sur schistes micacés, grès et rhyolithe, roche volcanique acide. Sur les coteaux des Bruandières à Saint Aubin de Luigné : sables limoneux, micas, quartzites siliceuses, et schistes carbonifères. Les géologues m'ont décrit la situation des deux parcelles comme étant "effusive" : à Ardenay il y a eu éruption volcanique (rhyolithe), et à Saint Aubin sédimentation carbonifère en pied de volcan, remise au même niveau ensuite par la surrection qui a crée la faille et les coteaux du Layon. Vous avez dit : "effusive" ? Alors va pour un vin d'"Effusion" !

CEPAGE : chenin 100%

CULTURE :  travail du sol. Conversion bio première  année,   travail du sol depuis 1997, avec abandon progressif, puis total dès 2001, des produits phytos de synthèse.

VENDANGES : manuelles en octobre.

VINIFICATION : levures indigènes. Non chaptalisé, en barriques de 2 et 3 vins. Fermentations lentes, avec malolactique totale, se terminant en juin 2003. Mise en février 2004.

DONNEES : alcool acquis 13.10%, sucres résiduels 2,6g/l

ANJOU VILLAGES 2002

PARCELLES : Chaudefonds sur Layon. Rive nord du Layon. Cabernet franc. Sols : limons sableux, argilo-sableux, sur altérite de grès houiller.

CULTURE :  travail du sol. conversion bio première  année,   travail du sol depuis 1997, avec abandon progressif, puis total en 2001, des produits phytos de synthèse.

VENDANGES : manuelles

VINIFICATION : levures indigènes. non chaptalisé. macérations douces d'un mois. malolactique naturelle en cuve terminée en juin 2003. Elevage cuve. Mise en bouteilles sans filtration mi-avril 2004.

DONNEES : alcool acquis 11.6%

ANJOU VILLAGES 2002 LES TOUCHES

  PARCELLES :Chaudefonds sur Layon. Coteaux sur rive nord du Layon. Cabernet Sauvignon 50% cabernet franc 50%. sols : limons argileux sur grès, rhyolithe, schistes, cinérites.

CULTURE :  travail du sol. conversion bio première  année,   travail du sol depuis 1997, avec abandon progressif, puis total en 2001, des produits phytos de synthèse.

VENDANGES : manuelles

VINIFICATION : levures indigènes. Non chaptalisé. macérations douces d'un mois. malolactique naturelle en barrique d'un vin terminée en juin 2003.Mise en bouteilles sans filtration mi-avril 2004.

DONNEES : alcool acquis 11.6%

COTEAUX DU LAYON SAINT AUBIN DE LUIGNE

LES BRUANDIERES 2002

 PARCELLES : Le coteau des Bruandières à Saint Aubin est réputé depuis longtemps. Exposé Sud surplombant le Layon, schistes, schistes carbonifères, grès. Sols minces.

CEPAGE : chenin 100%

CULTURE :  travail du sol. conversion bio première  année,   travail du sol depuis 1997, avec abandon progressif, puis total en 2001, des produits phytos de synthèse.

VENDANGES : manuelles. Tries de novembre.

VINIFICATION : levures indigènes. non chaptalisé, en barriques de 2 et 3 vins. fermentations lentes, se terminant en septembre 2003. Mise en bouteilles après filtration en mai 2004.

DONNEES : alcool acquis 13.4% , sucres résiduels 80g/l, acidité totale 4.8.

COMMENTAIRE : les dernières tries ne sont souvent pas les plus botrytisées, les plus concentrées. Elles donnent souvent des vins élégants et fins, très à l'aise à table sur des viandes blanches ou des poissons finement épicés.

COTEAUX DU LAYON

SELECTION DE GRAINS NOBLES 1999

PARCELLES : Chaudefonds sur Layon, Rochefort sur Loire, Saint Aubin de Luigné. Dans un verre de SGN 99, vous avez toutes mes vignes, toutes mes parcelles, tous mes raisins de chenin, je n'ai pas fait d'autres cuvées cette année la. Sols : limons argileux, quartzites siliceuses, sur grès, rhyolites, cinérites, carbonifère.

CEPAGE : chenin 100%

CULTURE : Travail du sol : griffages, sarclages, interceps. Enherbement naturel.

VENDANGES : 4 tries d'octobre à novembre sur toutes mes parcelles de chenin. 1999 a été un très beau millésime dans la partie Layon de l'Anjou. Botrytisation saine et régulière :

VINIFICATION : levures indigènes. non chaptalisé, en barriques de 2 et 3 vins. fermentations lentes, se terminant en juillet 2000. Mise en bouteilles au printemps 2001.

DONNEES : Alcool acquis 11,5% sucres résiduels 145g/l

MARIA JUBY 2002

Vin de table

"Moût partiellement fermenté issu de raisins passerillés"

PARCELLES : Chaudefonds sur Layon, Rochefort sur Loire, Saint Aubin de Luigné. sols : limons argileux, quartzites siliceuses, sur grès, rhyolithe, schistes, cinérites, carbonifère.

CEPAGE : chenin 100%

CULTURE :  travail du sol. conversion bio première  année,   travail du sol depuis 1997, avec abandon progressif, puis total en 2001, des produits phytos de synthèse.

VENDANGES : manuelle par tries successives de vendanges au fur et à mesure de la botrytisation et de la concentration, en octobre à partir du 10.

VINIFICATION : levures indigènes. non chaptalisé, en barriques de 2 et 3 vins. fermentations lentes, se terminant en septembre 2003. Mise en bouteilles en mai 2004.

DONNEES : alcool acquis 8.4% , sucres résiduels 244g/l, acidité totale 6.4.

COMMENTAIRE :

La législation française actuelle, de part les positions de la profession viticole, ne considère pas comme dignes de l'AOC Coteaux du Layon des vins qui du fait de leur concentration naturelle importante par le botrytis n'atteignent pas, parfois, des degrés d'alcool élevés. De tels vins partout ailleurs en Europe (Hongrie, Autriche, Allemagne), là où le sucrage de ces vins liquoreux d'AOC est interdit,  sont considérés la plupart du temps comme de très grands vins de botrytis, dont l'équilibre repose sur la richesse des arômes et de la matière, sur l'acidité, et non seulement sur un pauvre rapport alcool/sucre. C'est pour le moins une situation paradoxale, à l'heure où la lutte contre l'alcoolisme est à l'ordre du jour, et où la viticulture française se plaint d'une situation difficile....        

Présentée à la deuxième édition des "Rendez-vous du Chenin" à Fontevraud en juin 2004, la cuvée Maria Juby 2002, Vin de table, a été primée "Grande expression du chenin" dans sa catégorie (vins tranquilles 80% chenin minimum, plus de 100g/l de sucre).

Notre avis: Gamme absolument éblouissante. Tout est beau, les rouges, les blancs secs et les liquoreux réelllement somptueux.  Autant dire que l'on va se régaler sur ce stand.